National
02 juillet 2008
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A la veille du 400e anniversaire de la présence française continue en Amérique, M. Charest a vanté, devant plusieurs centaines de délégués venus de partout dans le monde, les vertus de la connaissance des "deux langues officielles" du Canada.
"Parler deux langues, avoir accès à une culture différente, c'est la chance de voir le monde de différentes façons. Cela donne plus de liberté, et une meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons", a dit M. Charest, dans une allocution prononcée à l'ouverture de la 32e session du Comité du patrimoine mondiale de l'UNESCO.
Du même souffle, le premier ministre a relaté à grands traits "l'histoire exceptionnelle" du peuple québécois, "qui a su préserver sa langue et sa culture" en dépit de l'immense majorité anglophone qui l'entoure.
"La langue anglaise ne domine pas seulement sur ce continent, elle est aussi devenue la langue de commerce partout sur la planète. Notre histoire à nous, c'est celle d'une volonté ferme, inébranlable, de préserver notre langue et notre culture", a-t-il dit.
En cela, M. Charest a rappelé que le Québec a été à l'avant-plan de la bataille pour la protection de la diversité culturelle. L'issue de cette campagne internationale a été l'adoption, par l'UNESCO, de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
Mais ce n'est pas pour la diversité culturelle que les membres du comité de l'UNESCO sont réunis dans la capitale. D'ici au 10 juillet, les délégués évalueront une quarantaine de nouveaux sites susceptibles d'être désignés comme faisant partie du patrimoine mondial.
L'arrondissement historique de la ville de Québec figure depuis plusieurs années dans ce club sélect, aux côtés de l'Acropole d'Athènes, de Stonehenge au Royaume-Uni et des Iles Galapagos, pour ne nommer que ceux-là.
En tout, 851 lieux dans le monde - dont 14 au Canada - ont été reconnus par l'UNESCO comme ayant une valeur inestimable et universelle.
Le site naturel de Joggins, en Nouvelle-Ecosse, fait partie de la liste des candidats cette année pour obtenir la certification de l'UNESCO.
Le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, assistait également à l'ouverture de l'assemblée, mercredi.