Économie
23 juillet 2008
|
Les plaignants affirment que la banque a donné une impression incorrecte de son exposition aux prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis en affirmant que cela "n'était 'pas un problème majeur' alors qu'en fait, la banque était exposée à des milliards de dollars de pertes".
La poursuite en recours collectif a été intentée en Cour supérieure de l'Ontario, à Toronto, par le bureau d'avocats torontois Rochon Genova LLP.
L'avocat Joel Rochon, qui dirige l'action en justice, a affirmé que la CIBC avait fait abstraction de son devoir de divulgation, et ce, au détriment des investisseurs.
Chris Blumas, analyste du secteur bancaire à l'emploi de la firme Morningstar, a estimé que cette poursuite ne serait vraisemblablement pas la dernière intentée contre l'une des banques canadiennes affectées par la crise du crédit.
La poursuite touche des investisseurs qui ont acheté des actions de la banque, entre le 31 mai 2007 et le 28 février 2008. Aucune des allégations formulées n'a pour le moment été tenue pour avérée en cour, et l'action en justice n'a pas encore obtenu le statut officiel de poursuite en recours collectif.
Dans un courriel transmis à La Presse Canadienne, la CIBC a, par la voix de son porte-parole Rob McLeod, nié les allégations formulées par les requérants, ajoutant qu'elle se défendrait "vigoureusement".