International
03 août 2008
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Rarement pris au sérieux par les juges, les procureurs, la police et les gardiens de prison, qui ne comprennent pas toujours leur rôle, les avocats de la défense sont souvent expulsés des tribunaux. La pénurie d'avocats de la défense signifie également que la majorité des accusés ne sont même pas représentés devant les tribunaux, en dépit du fait qu'il s'agit d'un droit fondamental en vertu de la constitution afghane adoptée en janvier 2004.
Jusqu'à présent, les avocats de la défense devaient s'inscrire auprès du ministère afghan de la Justice pour pouvoir pratiquer. Comme de nombreux Afghans se méfient de leur gouvernement, qu'ils perçoivent souvent comme corrompu, la création d'une instance professionnelle indépendante était nécessaire, selon Alex Wilks, spécialiste auprès de l'International Bar Association, qui a contribué à mettre sur pied l'association juridique en collaboration avec le gouvernement afghan et d'autres organisations.
Selon M. Wilks, les avocats afghans pourront maintenant être véritablement indépendants du gouvernement. Il a dit espérer que cela accroisse la confiance du public envers le travail des avocats.
Pour les défenseurs des droits de la personne, la création d'un Barreau afghan peut faire espérer un meilleur accès à la justice pour les 10 000 détenus des prisons afghanes, qui ont souvent été incarcérés dans des circonstances douteuses.