International
01 septembre 2008
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L'ancienne candidate à la présidentielle colombienne a maintes fois expliqué que sa foi l'avait aidée à survivre à ses six années de captivité aux mains des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).
Ingrid Betancourt a souligné que sa rencontre avec le pape, deux mois après sa libération, était comme un "rêve devenu réalité". Elle a raconté à Benoît XVI à quel point, aux pires moments de sa captivité, elle avait trouvé réconfort dans sa foi catholique et dans la mobilisation de millions de personnes en Europe et dans le monde pour sa libération et celle de ses compagnons d'infortune.
L'ex-otage a également partagé sa détresse pour le sort des centaines d'otages encore détenus par les FARC et son inquiétude sur l'avenir de son pays après des dizaines de guerre civile.
"Le pape est peiné par la souffrance des prisonniers", a rapporté une Ingrid Betancourt visiblement émue lors d'une conférence de presse à Rome après son entrevue. "Je sais que ses prières visent aussi à obtenir la libération de tous les prisonniers et la paix dans mon pays."
Lors de cette rencontre privée d'une vingtaine de minutes avec le pape, l'ex-otage avait les épaules recouvertes d'un voile de dentelle noire.
Ingrid Betancourt est arrivée à Castel Gandolfo en compagnie de sa mère Yolanda Pulecio et d'autres membres de sa famille, a précisé l'agence italienne ANSA.
Au cours de sa visite en Italie, l'ex-otage doit également rencontrer le président de la République italienne et d'autres responsables politiques et rendu visite à la communauté de Sant'Egidio, groupe catholique basé à Rome assurant de fréquentes médiations dans les conflits internationaux.