Voyages
26 juin 2006
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Le général Pinochet, qui s'est emparé brutalement du pouvoir, a ramené l'inflation à son plus bas niveau, mais laissé des traces indélébiles dans la population.
Le visiteur est toujours confronté à quelqu'un qui a perdu un neveu, un fils ou un ami opposé à Pinochet. Une lourde tristesse émane des rues de Santiago. On n'a pas oublié cet affrontement, que les médias ont propulsé aux quatre coins du monde parce que le Chili était le seul pays d'Amérique du Sud à avoir réussi la démocratie.
Sur la façade du palais de la Moneda, là où Allende s'est apparemment suicidé, des traces de balles sont toujours présentes, cicatrices que le temps ne parvient pas à faire disparaître.
Pour oublier les week-ends, nombre de Chiliens vont se réfugier à Valparaiso, au bord du Pacifique, où l'on sent moins l'appareil politique. Cette ville qui fut maintes fois chantée par le poète Pablo Neruda est un haut lieu de villégiature.
Photo 1 : Palais de la Modela où Salvatore Allende a vécu ses derniers jours. On voit encore sur les murs les cicatrices du coup d'État de septembre 1975.
Photo 2 : Valparaiso, la belle pour qui tous les marins du monde avaient jadis le béguin.