International
06 mars 2008
|
M. Ortega a annoncé sa décision au côté de son homologue équatorien Rafael Correa, qui effectue actuellement une tournée dans la région afin d'obtenir le soutien de ses pairs.
L'homme fort de Quito a estimé que son homologue colombien Alvaro Uribe avait agi comme si n'importe quel pays pouvait "intervenir où bon lui semble lorsque sa sécurité nationale est menacée", symbole d'une politique "dérangée et belliqueuse" selon lui.
Arrivé jeudi soir au Panama, M. Correa a rencontré son homologue Martin Torrijos, estimant qu'il s'agissait d'une crise d'ampleur régionale.
"Si aujourd'hui l'Equateur était bombardé parce que cet homme (Alvaro Uribe) disait qu'il s'y trouve une base des FARC (...), qu'est-ce qui l'empêcherait demain de prendre pour cible le Panama?", a-t-il lancé.
Poursuivant le raisonnement de M. Correa, Daniel Ortega a ainsi déclaré que selon la logique de Bogota, "chaque pays d'Amérique Latine pourrait être en droit de bombarder la Colombie, qui abrite des paramilitaires et des trafiquants de drogue menaçant la stablité de la région tout entière".
Le Nicaragua a toujours entretenu des relations diplomatiques tendues avec la Colombie en raison d'un différend opposant les deux pays au sujet de trois îles des Caraïbes, dont Managua et Caracas revendiquent la souveraineté.
Le président Ortega a rappelé jeudi qu'il ne renouerait pas les liens avec la Colombie tant que la Cour internationale de justice de La Haye n'aura pas rendu de décision favorable au Nicaragua sur cette question.