Économie
15 avril 2008
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L'entreprise montréalaise a affiché mardi un bénéfice net de 58,1 millions $ (51 cents par action), en baisse de 6 pour cent par rapport aux 61,8 millions $ (53 cents par action) dégagés pendant la même période de l'année dernière.
Les analystes sondés par Thomson Financial tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 50 cents. Les investisseurs ont, par conséquent, assez bien réagi aux résultats, le titre de Metro clôturant mardi à 24,50 $, en hausse de près de 2 pour cent, à la Bourse de Toronto.
Il faut dire que même s'il est moins bon que celui de l'année dernière, le deuxième trimestre a été un peu meilleur que le premier trimestre de cette année. La marge bénéficiaire avant intérêts, impôts et amortissement s'est élevée à 5,7 pour cent, soit moins que les 5,9 pour cent enregistrés il y a un an mais plus que les 5,4 pour cent inscrits au premier trimestre.
Au deuxième trimestre, terminé le 15 mars, le chiffre d'affaires de Metro s'est élevé à 2,37 milliards $, soit une maigre croissance de 0,7 pour cent sur un an.
En excluant les ventes des produits du tabac, les recettes du plus récent trimestre ont grimpé de 1,2 pour cent. Les ventes des magasins comparables, une évaluation de la performance d'un détaillant dans ses magasins ouverts depuis plus d'un an, étaient en hausse d'à peine 0,3 pour cent au deuxième trimestre.
"Les progrès réalisés au niveau du rodage de nos systèmes informatiques en Ontario et l'intégration de nos activités des services alimentaires au Québec nous permettront de nous concentrer à améliorer nos résultats au cours des prochains mois", a déclaré M. La Flèche qui, mardi, est officiellement entré en fonction comme président et chef de la direction de Metro. Il prend la relève de Pierre Lessard, qui était à la tête de l'entreprise depuis 1990.
Inflation mondiale
Lors de la téléconférence avec les analystes financiers pour commenter les résultats, M. La Flèche a rappelé que Metro n'échappait pas à la forte inflation des produits alimentaires de base, qui a suscité des émeutes dans plusieurs pays en développement au cours des dernières semaines. La forte appréciation du dollar canadien a protégé l'entreprise en 2007, mais les choses ont déjà commencé à changer.
"Nous anticipons qu'il y aura certaines hausses de coûts (de la part des fournisseurs) et nous nous attendons à pouvoir refiler ces augmentations aux consommateurs", a affirmé Eric La Flèche.
Outre ses établissements au Québec (Metro, Super C, Marché Richelieu et pharmacies Brunet), Metro exploite 156 magasins en Ontario sous les bannières A&P, Loeb, Dominion, Ultra Food & Drug et The Barn Markets. Elle y compte aussi 116 magasins à rabais Food Basics.
Metro s'est lancée sur le marché ontarien en 1999, avec l'achat de Loeb, mais elle y a fait sa marque avec l'acquisition, en 2005, des magasins A&P et Dominion, pour 1,7 milliard $.