International
14 mai 2008
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Mercredi soir, le gouvernement libanais devait se réunir en séance extraordinaire, au cours de laquelle devrait être décidé de revenir sur les deux décisions controversées ayant déclenché l'ire du Hezbollah et la flambée de violence qui s'en est suivie: la mise hors-la-loi du réseau parallèle de communications du Parti de Dieu et le limogeage du chef de la sécurité de l'aéroport, considéré comme un proche du Hezbollah.
Chef de la majorité parlementaire et du Courant du Futur, Saad Hariri s'était prononcé mardi en faveur de l'annulation de ces mesures, et ce afin de "sauver le Liban", qui a connu depuis une semaine ses pires affrontements depuis la fin de la guerre civile de 1975-90.
On ne faisait pas état d'affrontements mercredi, l'armée libanaise continuant son déploiement dans tout le pays, avec pour consigne de recourir à la force pour rétablir l'ordre.
De son côté, Washington a annoncé son intention d'accélérer le déblocage par le Congrès d'une aide d'urgence américaine à l'armée libanaise, en raison de ces combats et du rôle central pris par l'armée. Un haut responsable de l'armée des Etats-Unis était d'ailleurs au Liban pour rencontrer ses homologues.
Arrivée à l'aéroport, la délégation (le secrétaire de la Ligue Amr Moussa et huit ministres des Affaires étrangères, ainsi que le Premier ministre du Qatar, Hamad bin Jassim al-Thani, proche de la Syrie et du Hezbollah, NDLR) a été reçue par une délégation libanaise dirigée par Faouzi Salloukh, ex-ministre des Affaires étrangères, l'un des cinq ministres chiites allié au Hezbollah ayant claqué la porte du gouvernement en novembre 2006 et toujours pas remplacé. Figurait également le général Wafiq Soukeir, dont le sort a été au centre de la querelle.
Des miliciens du Hezbollah, sans armes, s'étaient déployés le long de la route de l'aéroport à Beyrouth-Sud en prévision de l'arrivée de la délégation, qui est immédiatement partie rencontrer Nabih Berri, président du Parlement (Amal, opposition), avant de voir le Premier ministre du camp anti-syrien Fouad Siniora.
Les services de Siniora ont décrit ces entretiens comme "bons et francs", mais sans plus de précisions.