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Économie
16 mai 2008

Économie | Vendredi 16 mai 2008 | 17:52

Une filiale de Biovail versera 24,6 M $ pour régler des accusations criminelles

LA PRESSE CANADIENNE

TORONTO - Une filiale de Biovail (TSX:BVF) a accepté de payer 24,6 millions $ US en réponse aux allégations criminelles aux Etats-Unis liées au lancement, en 2003, du médicament pour le coeur Cardizem LA.

Biovail Pharmaceuticals, la filiale américaine de la société de la région de Toronto, plaidera coupable en vertu d'un accord conclu avec le département américain de la Justice qui devra être entériné par la cour.

Selon Biovail, l'accord éliminerait toute responsabilité criminelle pour l'entreprise, qui est le plus grand fabricant de médicament inscrit en bourse au Canada. Sans cet accord, la compagnie risquait d'être exclue des programmes de santé financés par le gouvernement fédéral américain.

Les allégations sont liées à des gestes posés en 2002 et 2003 par les "dirigeants précédents" à l'égard d'un programme d'essais cliniques faisant partie du lancement de la version à prise quotidienne unique du Cardizem LA.

Biovail n'a pas précisé à quels dirigeants précédents faisait allusion et n'a pas indiqué si des individus spécifiques faisaient l'objet d'une enquête criminelle.

À cette époque, Biovail était dirigé par son fondateur, Eugene Melnyk, qui en était le président et chef de la direction. Il a depuis quitté ses fonctions dans la compagnie et est actuellement en froid avec la direction et le conseil.

L'action de Biovail a pris vendredi 6 cents pour clôturer à 12,79 $ à la Bourse de Toronto.