International
24 mai 2008
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Vingt-cinq corps ont déjà été exhumés du charnier où ils avaient été empilés les uns sur les autres, parmi des balles et des bouts de vêtements, a précisé German Vargas, responsable du groupe représentant les familles des victimes.
La province d'Ayacucho, où se trouve le village de Putis, se trouvait au coeur du conflit opposant la guérilla marxiste du Sentier lumineux à des rebelles soutenus par le gouvernement dans les années 1980 et 1990.
Selon une commission de vérité appointée par le gouvernement, l'armée a proposé en 1984 à des personnes cherchant à fuir la guérilla de trouver asile dans le village de Putis. Mais les soldats ont ensuite contraint les réfugiés à creuser leurs propres tombes, avant de les tuer pour leurs liens supposés avec le Sentier lumineux.
Il s'agit probablement du plus important massacre qu'ait connu le Pérou pendant ses années de guerre civile, qui ont fait au total quelque 69.280 victimes entre 1980 et 2000. La commission d'investigation attribue un peu plus de la moitié des crimes au Sentier lumineux, le reste étant le fait de l'armée, qui a largement massacré, torturé, violé et enlevé les civils.