International
01 juin 2008
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M. McClellan affirmait dimanche, lors d'une entrevue télévisée portant sur la sortie de son nouveau livre à l'émission "Meet The Press" de la chaîne NBC, que le président aurait dû respecter sa parole et que Karl Rove aurait donc dû quitter son poste.
Scott McClellan reconnaît désormais s'être senti trahi par M. Rove, le conseiller politique en chef de George W. Bush, et Lewis (Scooter) Libby, l'ancien secrétaire général du vice-président Dick Cheney. M. McClellan affirme que M. Rove et M. Lewis l'ont assuré de n'avoir rien à voir avec la fuite divulguant l'identité de Valerie Palme comme agente de la CIA, information que M. McClellan a par la suite confirmé plusieurs fois aux journalistes.
Une enquête criminelle a plus tard révélé que Karl Rove et Lewis Libby ont en effet participé à la publication de l'identité de Mme Palme. M. Libby avait alors déjà démissionné, mais M. Rove est resté en poste pour se retirer près de trois ans plus tard, en août 2007, selon ses propres conditions.
En 2003, la Maison Blanche avait averti son équipe que quiconque avait participé à la fuite de renseignements secrets dans l'affaire de l'agente Valerie Palme serait congédié. Le président Bush a réitéré cet engagement en 2004, et en juillet 2005 il a précisé ses intentions de congédier quiconque aurait rendu publiques des informations confidentielles dans cette affaire, si cette personne avait "commis un crime". Karl Rove n'a par ailleurs jamais été accusé de crime.
M. McClellan reproche dans son livre à l'administration Bush d'avoir essayé de protéger Karl Rove, accusation qu'il a répétée lors de son entrevue dimanche dernier.
Scott McClellan critique dans son nouveau livre la direction qu'a prise la Maison Blanche sous la gouverne de George W. Bush.
M. McClellan blâme l'administration Bush de ne pas avoir respecté ses engagements de restaurer l'honneur et l'intégrité à la Maison Blanche. Selon lui, le président n'a pas été à la hauteur de ses promesses.