National
05 juin 2008
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Les diplomates et les représentants des gouvernements des deux pays font l'éloge de l'initiative de coopération lancée par le Canada l'automne dernier par une rencontre secrète de fonctionnaires à Dubaï.
Plusieurs discussions de suivi ont eu lieu depuis, notamment des réunions de haut niveau à Islamabad le mois dernier et au cours des derniers jours à Kaboul, alors que les Afghans et les Pakistanais ont discuté de développement économique, et de déplacement des citoyens et des douanes à la région frontalière.
Il s'agit des premiers signes réels de l'apport des compétences diplomatiques du Canada dans la guerre en Afghanistan.
Le gouvernement conservateur a été discret quant au "processus de Dubaï", même s'il a été réprimandé dans le rapport de la Commission Manley. Le rapport reprochait au gouvernement de Stephen Harper de ne pas faire suffisamment sur le front diplomatique et de ne pas informer les Canadiens sur la mission afghane.
Le gouvernement discute peu des pourparlers publiquement, car le processus demeure fragile, selon le représentant civil d'Ottawa à Kandahar.
Selon une source politique à Ottawa, le gouvernement fédéral hésite encore à s'attribuer le mérite de l'initiative pour l'instant, puisque le résultat des discussions demeure inconnu.