International
09 juin 2008
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Cet accord constitue une importante avancée vers la paix, mais il reste à voir s'il sera respecté par la frange dure de l'opposition qui a dénoncé les délégués ayant pris part aux discussions placées sous l'égide des Nations unies dans le pays voisin de Djibouti.
"La première exigence de cet accord est d'assurer la fin de tout affrontement armé et de permettre une stabilité politique pour une paix durable", indique une copie de l'accord obtenue par l'Associated Press. "Au cours des 18 dernières années, la Somalie a souffert d'importantes pertes humaines, d'insécurité et de graves destructions".
Le gouvernement et l'Alliance pour la Re-libération de la Somalie, une large coalition d'opposants regroupant des modérés et des islamistes radicaux, se sont entendus pour "mettre fin à tout affrontement armé" dans les 30 jours et pour permettre le retrait des troupes éthiopiennes dans les 120 jours suivant le déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU.
Les discussions ont abouti tard lundi soir, alors qu'on évoquait dans la journée un point d'achoppement sur la question des militaires éthiopiens. Présents en Somalie depuis 2006 pour aider le gouvernement à repousser des attaques d'insurgés islamistes, ils sont considérés par l'opposition comme une force d'occupation.
La Somalie connaît une situation chaotique depuis que le renversement du dictateur Mohamed Siad Barre en 1991 par des chefs de guerre qui se sont ensuite retournés les uns contre les autres, plongeant ce pays de 7 millions d'habitants dans la misère.
Des membres du Conseil de sécurité de l'ONU s'étaient rendus à Djibouti la semaine passée dans le but d'encourager le gouvernement et l'opposition à entamer des négociations de paix.