Sports
10 juin 2008
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L'athlète féminine qui possède les meilleures performances canadiennes en judo a annoncé sa retraite puisqu'elle ne s'est pas qualifiée pour les Jeux olympiques de Pékin. La Port-Cartoise s'est fait refuser la wild card dont elle espérait pouvoir bénéficier afin d'accompagner la délégation canadienne en Chine.
« C'est sûr que je suis un peu déçu d'annoncer cette nomination dans ces circonstances, nous aurions tous aimé voir Marie-Hélène aux Jeux olympiques, mais nous sommes heureux de la compter parmi nous dès maintenant », a mentionné le directeur général de Judo Québec, Patrick Esparbès.
Quoiqu'il en soit Judo Québec affirme avoir trouvé la perle rare. « Marie-Hélène Chisholm était la candidate idéale pour remplir ce poste. C'est une occasion inespérée pour Judo Québec de pouvoir profiter de la meilleure athlète féminine de l'histoire en judo au Canada. C'est aussi inestimable qu'une athlète de cette envergure ait envie de redonner au milieu ce qu'elle a acquis dans le sport. »
« Marie-Hélène fera un excellent entraîneur, a pour sa part mentionné Steve Trudel, le premier entraîneur de Chisholm à Port-Cartier. C'est un beau modèle pour nos jeunes. Elle a toujours été en avance par rapport à son âge et ses performances alors elle fera une belle ambassadrice du sport. »
À titre d'entraîneure de l'équipe du Québec, Marie-Hélène Chisholm aura la principale tâche de supporter tous les athlètes de l'équipe du Québec en plus de coordonner les centre régionaux de développement implantés par Judo Québec plus tôt cette année. Elle aura aussi la mission d'organiser des stages d'entraînement et de mener les jeunes qui seront sous son aile à leur meilleur niveau possible.
« Judo Québec s'était fait le mandat de tout mettre en place afin de développer et d'encadrer la relève pour les mener vers l'excellence. Avec l'embauche d'un entraîneur provincial et l'implantation des centres régionaux de développement, nous nous dotons de moyens pour y arriver », a poursuivi Esparbès.
À l'aube d'un nouveau cycle olympique, Marie-Hélène Chisholm préparera l'avenir. « Les répercussions ne seront pas immédiates. On pense à 2012, mais davantage à 2016 », a ajouté le directeur général de Judo Québec qui se donne huit ans pour évaluer les succès de ces démarches.
.La principale intéressée est tout simplement ravie de son nouveau défi. « Le judo sera toujours quelque chose de majeur dans ma vie et pouvoir participer à faire grandir cette discipline est vraiment important pour moi », a mentionné Chisholm qui complètera le niveau 4 du Programme national de certification des entraîneurs. « Entraîner m'a toujours intéressé, je le faisais déjà à Port-Cartier avant de quitter pour Montréal où je me suis alors concentrée sur mon sport. »
« C'est un beau défi qui est tout nouveau autant pour Judo Québec et pour moi. Je suis fière de faire partie de ce projet. Aussi, étant donné que je suis une femme, c'est un beau défi de percer en tant qu'entraîneur féminin dans un sport de combat. »
Marie-Hélène Chisholm accompagnera les judokas québécois pour une première sortie en tant qu'entraîneur-chef de l'équipe du Québec aux Championnats canadiens juniors et juvéniles qui auront lieu à Mississauga, en Ontario, les 5 et 6 juillet prochains.