National
10 juin 2008
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Mubin Shaikh a déclaré, au procès du seul jeune encore sous le coup d'accusations, que le complot était déjà élaboré au moment où il a infiltré le groupe des comploteurs à titre d'informateur de la Gendarmerie royale du Canada.
Une partie du plan impliquait un camp d'entraînement de 12 jours dans le nord de l'Ontario, où une dizaine de recrues, incluant l'accusé, ont reçu un entraînement de type militaire en plus d'être endoctrinés au moyen de thèses islamistes extrémistes.
Mubin Shaikh s'est dit troublé par la façon dont cette histoire a été perçue. "Nous n'allions pas là pour cueillir des fleurs, c'est certain", a-t-il dit.
Né et élevé à Toronto, l'homme dans la jeune trentaine s'est décrit comme un musulman pratiquant, impliqué dans sa communauté. Il a reçu un entraînement militaire lorsqu'il était cadet de l'armée, et pratiquait les arts martiaux. Il a affirmé avoir rapidement gagné la confiance du leader présumé du complot à l'automne 2005, environ six mois avant que la police n'arrête, dans la région de Toronto, 18 personnes qu'elle soupçonnait de faire partie d'une cellule terroriste décidée à perpétrer des attentats dévastateurs au pays.
Ni l'accusé, mineur au moment des faits mais qui a maintenant 20 ans, ni les 10 autres adultes encore accusés ne peuvent être identifiés publiquement.
Le procès se poursuit mercredi.