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« Je ne ressens aucune nervosité » -Jean Pascal

Sports | Mercredi 03 déc 2008 | 08:05

« Je ne ressens aucune nervosité » -Jean Pascal

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(Corus Sports)- À quelques jours de son combat contre Carl Froch, Jean Pascal s'est confié à l'équipe de « Sport du lit », à CKAC Sports.

Questionné par Michel Langevin, Jean Pascal a dit vouloir confondre les experts, qui le voient négligé : « Kelly Pavlik était favori à 4 contre un contre Bernard Hopkins. Les experts, ça peut se tromper. »

M.L. : Es-tu prêt pour le combat ou si tu as encore quelques interrogations sur ton adversaire? :

J.P. : «Je ne me pose plus aucune question. Tout est sous contrôle. On est très bien traités et je me sens prêt depuis plus d'une semaine. J'ai hâte d'embarquer sur le ring. Ça fait plus d'un an que je ne me suis pas battu alors que je disputais des combats aux deux, trois mois, habituellement. J'ai hâte de montrer mon talent et mon savoir-faire au public anglais. »

M.L. : Comment se porte ta blessure à l'épaule? :

J.P. : « Mon épaule va bien. J'ai même oublié que j'avais une blessure à l'épaule. Je n'ai senti aucune douleur pendant l'entraînement. Elle est A-1. »

M.L. : On a beaucoup entendu parler d'un nouveau Jean Pascal. Comment es-tu transformé? :

J.P. : « J'avais 21-22 ans quand je suis arrivé chez les professionnels. J'étais un jeune adulte. Maintenant, à 26 ans, je suis un homme. Je veux me perfectionner, m'améliorer. Tout le monde devrait se transformer chaque année. J'ai travaillé sur mes faiblesses en tant qu'individu et aussi en tant qu'athlète. »

M.L. : Parle-moi de ton adversaire. Après t'être fait ébranler, qu'as-tu appris des derniers combats? Comment dois-tu te battre? :

J.P. : « C'est votre opinion que je me sois fait ébranler. Des cogneurs, j'en ai rencontré avant. On a établi un bon plan de match. J'ai la vitesse et je préfère avoir la vitesse que la force. La force est prévisible, elle. »

Gabriel Grégoire : Réussis-tu à contrôler ton poids? :

J.P. : « J'ai une très bonne nutritionniste, double médaillée d'or à Barcelone en 1992. Elle est déjà passée par le stress que je vis. Le poids va super bien. Je ne suis qu'à quelques livres de mon poids. »

M.L. : On a appris cette semaine que tu as un plus gros coeur que la normale. Comment as-tu réagi en apprenant ça ? :

J.P. : « Je suis rentré de l'Arizona dimanche. J'ai fait mes tests médicaux, lundi matin. Le mardi soir, je faisais vérifier mon épaule et mon coach m'a dit que je devais refaire les tests pour le coeur. J'ai dû me rendre a 11 h mercredi a l'Institut cardiologique. Il y avait 5 ou 6 médecins qui m'attendaient. Ils m'ont fait passer une écographie et on a appris que mon coeur est un peu plus gros et épais que la moyenne. C'est normal, car je suis un athlète. Je me suis inquiété, mais je me suis dit que s'il avait eu à m'arriver quelque chose, mon coeur aurait lâché en Arizona, pendant l'entraînement. »

M.L. : Es-tu nerveux? Est-ce que ça bouillonne en dedans? :

J.P. : « Je ne suis pas nerveux. J'étais nerveux en Arizona quand je regardais ses combats sur vidéo, mais j'ai fait du bon travail avec mon psychologue sportif, je suis entouré d'une bonne équipe et nous recevons de bons services. J'ai tout ce dont j'ai besoin pour remporter ce combat. C'est pour ça que je suis aussi confiant. Je n'ai jamais été aussi confiant que maintenant. »

En audio, écoutez l'entrevue intégrale de Jean Pascal.

Sébastien Goulet / CORUSNOUVELLES

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