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Bernier ne savait rien du passé trouble de Julie Couillard

National | Mercredi 25 jun 2008 | 18:59

Bernier ne savait rien du passé trouble de Julie Couillard

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Par Martin Ouellet, LA PRESSE CANADIENNE

SAINT-GEORGES - Pendant toute la durée de leur relation amoureuse, l'ancien ministre fédéral Maxime Bernier n'a jamais eu la moindre connaissance du passé trouble de Julie Couillard.

C'est ce que M. Bernier a affirmé mercredi soir dans une allocution prononcée devant des militants de sa circonscription à Saint-Georges, en Beauce, durant laquelle il a aussi indiqué son intention de poursuivre sa carrière politique.


"Est-ce que Mme Couillard m'a informé de ses liens passés avec des personnes impliquées dans le crime organisé? La réponse est non. Elle ne m'en a pas informé, et jamais personne d'autre ne l'a fait, et ce, à quelque niveau que ce soit. Je ne savais de son passé que ce qu'elle avait bien voulu m'en dire", a relaté l'ex-ministre des Affaires étrangères.


M. Bernier commentait pour la première fois en public les événements qui ont mené à sa démission, le 26 mai dernier.


L'ancien chef de la diplomatie canadienne a soutenu que ce n'est que le 20 avril - alors qu'il avait rompu avec Mme Couillard - qu'il a eu vent "de rumeurs concernant le passé" de cette femme.


Un mois plus tard, le 25 mai en soirée, à la veille de sa démission, il apprenait qu'il avait laissé des documents classés confidentiels à la résidence de son ex-amie de coeur.


Il s'agissait, a-t-il dit, de notes d'information préparatoires, en vue du sommet de l'OTAN, tenu les 2 et 3 avril dernier à Bucarest.


"Le seul moment où je me trouvais au domicile de Mme Couillard en possession de ces documents, c'est à mon retour de Bucarest, le 4 avril dernier. Le niveau d'importance de ces notes d'information ne justifiait pas qu'elles soient numérotées pour qu'on puisse les suivre à la trace et, ainsi, déceler leur disparition", a raconté le ministre démissionnaire.


Conséquemment, aucun signal d'alarme n'a été déclenché au sein du ministère concernant la disparition des documents. M. Bernier lui-même n'avait pas remarqué qu'ils étaient manquants.


"Je n'ai aucun souvenir de les avoir égarés", a-t-il déclaré.


Qu'importe, comme il s'agissait d'un manquement aux principes de confidentialité qui s'appliquent aux membres du conseil des ministres, il a "accepté les conséquences qui s'imposaient en démissionnant" de son poste de ministre.


Depuis, une enquête interne a été instituée au sein du ministère des Affaires étrangères pour le lever le voile sur cette affaire de documents perdus. M. Bernier a précisé avoir rencontré lundi les responsables de cet examen et qu'il a répondu à "toutes leurs questions".


Si les dernières semaines ont été difficiles pour lui sur le plan professionnel et humain, elles ne lui ont pas enlevé le goût de la politique. Après une période de réflexion, dans ses terres, le député fédéral a conclu qu'il désirait poursuivre sa carrière aux Communes.


"Je fais le choix de poursuivre ma mission: représenter avec passion les Beaucerons au Parlement comme député conservateur. Dans la culture entrepreneuriale qui est la nôtre, lorsqu'on subit un dur coup, on se retrousse les manches et on reprend le travail", a-t-il illustré.


Le député se dit convaincu que l'épreuve qu'il vient de traverser a fait de lui "une personne meilleure". Mais, a-t-il pris soin de nuancer, "je ne peux pas vous promettre de devenir parfait".

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