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Le Canada participe à des pourparlers sur la souveraineté dans l'Arctique

Photo: Gary Lunn est vu dans cette photo d'archives le 26 janvier 2008 à Ottawa. LA PRESSE CANADIENNE/Tom Hanson

National | Mercredi 28 mai 2008 | 16:59

Le Canada participe à des pourparlers sur la souveraineté dans l'Arctique

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LA PRESSE CANADIENNE

COPENHAGUE, Danemark - Le ministre canadien des Ressources naturelles, Gary Lunn, participe actuellement au Groenland à des pourparlers portant sur la souveraineté dans l'Arctique.

Les Etats-Unis, la Russie, la Norvège et le Danemark sont aussi représentés à cette rencontre, qui est co-présidée par le ministre danois des Affaires étrangères, Per Stig Moeller, et par le premier ministre du Groenland, Hans Enoksen.

La souveraineté dans l'Arctique revêt une importance de plus en plus grande, maintenant que le réchauffement climatique ouvre de nouvelles voies navigables et donne accès à des ressources énergétiques potentiellement énormes.

Les participants à la rencontre ont signé une entente réitérant leur engagement envers les traités internationaux qui régissent déjà la région. "Les cinq nations ont déclaré qu'ils suivront les règles, a dit M. Moeller. Nous avons, espérons-le, fait taire toutes les rumeurs voulant qu'il y ait une course au pôle Nord."

Un comité onusien doit se prononcer d'ici 2020 sur le contrôle de l'Arctique.

Une étude américaine laisse croire que l'Arctique pourrait contenir jusqu'à 25 pour cent des ressources mondiales en hydrocarbures encore non-découvertes.

En plus de la question de la souveraineté, les participants à la rencontre discuteront de questions environnementales, de sécurité maritime et du partage des responsabilités en cas d'urgence, si de nouvelles voies navigables devaient s'ouvrir.

Par ailleurs, certains experts croient que la présence du ministre canadien des Ressources naturelles à la conférence n'envoie pas le bon message aux autres pays participants.

Le Danemark, la Norvège et la Russie sont représentés par leur ministre des Affaires étrangères, tandis que les Etats-Unis ont envoyé leur secrétaire d'Etat adjoint, John Negroponte.

"Cela indique que le Canada n'est pas conscient de l'importance des dimensions diplomatiques et sociales (de la conférence)", a souligné Michael Byers, de l'Université de la Colombie-Britannique.

La décision d'envoyer Gary Lunn a été prise avant la démission récente de Maxime Bernier, qui est remplacé de façon intérimaire par David Emerson aux Affaires étrangères.

Selon M. Byers, le gouvernement doit porter une plus grande attention à la coopération avec ses voisins de l'Arctique et éviter les conflits, surtout que le Canada n'a pas les ressources matérielles nécessaires pour défendre sa souveraineté dans le Nord.

M. Byers et d'autres experts affirment que la surveillance et le contrôle canadiens dans le Nord comportent des lacunes, malgré les plans d'Ottawa d'augmenter la présence militaire dans la région.

Pierre Leblanc, un commandant des Forces armées à la retraite, a qualifié la surveillance maritime de la région d'"extrêmement pauvre", au moment où la fonte des glaces ouvre de nouvelles voies navigables.

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