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International | Dimanche 24 aoû 2008 | 22:43Le fossé se creuse au sein de la coalition gouvernementale au Pakistan |
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ASSOCIATED PRESS
ISLAMABAD - Le parti de l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif entend quitter la coalition gouvernementale si les juges limogés par Pervez Musharraf ne sont pas réintégrés lundi, a annoncé dimanche un de ses conseillers.Selon Pervez Rasheed, les dirigeants du parti se réuniront lundi pour décider s'ils restent dans la coalition formée il y a cinq mois ou s'ils passent dans l'opposition. "L'opinion générale dans le parti est favorable à la séparation", a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Javed Hashmi, un des proches de Sharif, s'est dit prêt dimanche à se porter candidat à la succession de Musharraf, poussé à la démission la semaine dernière. Si son parti avalise cette candidature, aggravant encore le conflit entre les deux principaux partis au pouvoir, Hashmi se retrouverait donc en concurrence pour le poste avec Asif Ali Zardari, veuf de l'ancienne chef de gouvernement assassinée Benazir Bhutto, candidate du PPP (parti du peuple pakistanais, troisième parti par son importance dans la coalition gouvernementale).
Asif Ali Zardari a été intronisé samedi candidat officiel de son parti à la présidence du 6 septembre prochain, a déclaré dimanche un porte-parole du PPP, Zahid Khan. Les experts disent qu'il semble assuré de l'emporter. Nawaz Sharif avait déclaré vendredi qu'il ne soutiendrait Asif Ali Zardari que si les pouvoirs considérables que concentrait entre ses mains Pervez Musharraf, comme celui de dissoudre le parlement ou de nommer le puissant chef des armées, étaient réduits.
L'un des principaux partis d'opposition a également appuyé sa candidature, ce qui montre qu'Asif Ali Zardari pourra se trouver de nouveaux alliés et prendre le contrôle du gouvernement.
Nawaz Sharif accuse par ailleurs Asif Ali Zardari d'être revenu sur son engagement écrit de rétablir dans leurs fonctions ces juges, limogés en novembre dernier, 24 heures après la démission de Musharraf. Asif Ali Zardari, qui a balayé samedi cette promesse, ne semble pas pressé de voir les juges reprendre leur poste, les considérant comme trop impliqués dans le jeu politique et craignant, selon certains observateurs, qu'ils ne rouvrent les anciens dossiers de corruption pesant contre lui.
En attendant, l'étau de l'insécurité se resserre dans le pays. Jeudi, deux kamikazes ont tué 67 personnes, devant une usine d'armes près de la capitale. Et depuis, au moins 50 personnes ont trouvé la mort lors d'affrontements dans la vallée de Swat et près de la ville de Hangu.
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