
International
Accueil /
International
![]() Photo: ASSOCIATED PRESS/Rafiq MaqboolInternational | Mercredi 20 aoû 2008 | 17:14Le général Irastorza: un retour d'expérience permettra de déterminer s'il y a eu des «anomalies» en Afghanistan |
» Options
» Taille du texte
|
ASSOCIATED PRESS
PARIS - Le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de Terre, a précisé mercredi soir que le niveau de préparation des soldats français tombés dans une embuscade en Afghanistan correspondait à ce que l'armée était en devoir de leur fournir. Il a également expliqué qu'un "retour d'expérience" sur cet engagement opérationnel permettrait de déterminer s'il y a eu des "anomalies" ou des retards. L'armée avait porté une "attente toute particulière à la préparation de (ses) soldats" et "à ceux-là probablement plus qu'aux autres, et avec un niveau d'exigence que personne ne peut démentir", a affirmé le général Irastorza sur France 2.
"Que ce soit au plan de la condition physique, que ce soit au plan de la préparation morale, que ce soit au plan de la préparation du tir, de l'endurance, etc, le niveau de préparation opérationnelle et le niveau d'équipements correspondaient à ce que nous étions en devoir de leur fournir pour remplir cette mission", a-t-il dit. Dix soldats ont été tués et 21 autres blessés dans un violent accrochage qui a éclaté après une embuscade tendue lundi aux militaires à l'est de Kaboul.
Interrogé sur les propos de certains survivants selon lesquels les soldats ne seraient pas morts au cours des premiers tirs ennemis mais pendant les affrontements qui ont duré plusieurs heures, il a remarqué que "la charge émotionnelle conduit un peu chacun à avoir sa vérité et à rendre de compte de ce qu'il a ressenti et de son vécu".
Lorsqu'il y a un engagement opérationnel, "nous avons des procédures simples", a-t-il soulgné. "Nous suivons d'abord et nous enregistrons tout les comptes rendus qui sont faits au fur et à mesure, donc nous avons une chronologie détaillée de toutes les phases de cet engagement".
"Nous en tirerons à froid tous les enseignements, ce qu'on appelle un retour d'expérience à boucle courte, et ensuite un retour d'expérience un peu plus long, qui nous permettra de déceler s'il y a eu des anomalies, s'il y a eu des retards".
Interrogé sur d'éventuels retards dans l'arrivée des renforts et sur des tirs "amis" dans lesquels des soldats français auraient pu être tués alors que les forces de l'OTAN visaient les talibans, le général Irastorza a déclaré: "dans la chronologie que je viens d'évoquer, dès que le premier incident a été déclenché, la première Section de réaction rapide est partie 25 minutes après. Ensuite il faut le temps qu'elle arrive" et "qu'elle puisse se déployer", "on a fait partir la seconde une heure après et ainsi de suite". "Il est clair que lorsque vous êtes pris sous le feu", "la référence au temps n'est plus la même", a-t-il observé.
A propos de la possibilité d'effectuer un repérage aérien avant d'envoyer les soldats, il a souligné que la mission était "dangereuse". "Mais si à chaque fois que vous sortez de votre base, vous vous faites éclairés par les avions, vous vous faites éclairés par les hélicoptères, il est clair que ce type de mission va rapidement devenir hors de portée", a-t-il estimé.
Dans ce pays, "nous sommes engagés dans une épreuve qui est de longue haleine, dont l'Afghanistan lui-même doit sortir vainqueur", a-t-il dit. "Notre mission essentielle actuellement, c'est de remettre en particulier l'armée afghane en selle et lui permettre de gérer ses problèmes".
"Il est clair que nous devons poursuivre cet effort-là (...) avec prudence, professionnellement et avec conviction".
| Aussi sur corusnouvelles.com | |
|
» La météo » La circulation » Des nouvelles à la carte » Les grandes entrevues » Fils RSS et baladodiffusion |
» Archives » Voyages » Ajouter ce site à vos favoris » Mettre ce site au démarrage |