
National | Vendredi 18 avr 2008 | 17:26Gilles Taillon se retrouve encore au centre de la controverse |
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Par Martin Ouellet, LA PRESSE CANADIENNE
Québec - Le député adéquiste Gilles Taillon se retrouve au centre d'une nouvelle controverse, non pas avec les militants de sa circonscription cette fois-ci mais plutôt avec la chef du Parti québécois.Le cabinet d'avocats Robinson Sheppard Shapiro a mis en demeure le leader adjoint de l'Action démocratique (ADQ) de rétracter "inconditionnellement", avant vendredi à 17 heures, ses propos tenus la veille associant Pauline Marois au scandale financier de Norbourg.
Mais la mise en demeure est demeurée lettre morte, l'ADQ endossant les allégations du député de Chauveau.
M. Taillon a accusé la chef du PQ jeudi d'être venue à la rescousse de Norbourg en 2001 alors qu'elle était ministre des Finances.
Le député avance que des "pressions politiques" provenant du cabinet de Mme Marois avaient permis à Norbourg, alors au bord du gouffre, d'empocher un crédit d'impôt frôlant le million $ (991 000 $).
Les "pressions" du cabinet auraient été exercées après le rejet par les fonctionnaires du ministère d'une première demande d'aide soumise par Vincent Lacroix.
Sans le million $ obtenu grâce aux efforts du cabinet de la ministre, Norbourg n'aurait pas survécu et Vincent Lacroix n'aurait pu détrousser des milliers de petits investisseurs dans les années qui suivirent 2001, a fait valoir M. Taillon.
De l'avis de la leader souverainiste, toute cette théorie est fausse et discriminatoire.
"Mme Marois nie catégoriquement qu'il y ait eu la moindre pression de cette nature, soit de sa part, soit de membres de son cabinet", souligne la mise la demeure.
La porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, Sylvie Roy, a fait savoir en fin d'après-midi vendredi que l'ADQ ne se laisserait pas "intimider ou museler" par Pauline Marois.
"Nous ne nous rétracterons pas. Que Mme Marois vienne plutôt nous expliquer les agissements de son gouvernement et de son cabinet de l'époque. On parle ici d'un chèque d'un million $ à Norbourg", a insisté Mme Roy.
Au Parti québécois, une porte-parole a indiqué que la chef péquiste précisera au début de la semaine prochaine le recours qu'elle entend intenter contre Gilles Taillon "et contre toutes autres personnes qui auront participé à la préparation, rédaction ou diffusion (des) propos incriminés".
Au coeur d'une troisième polémique en un peu plus d'une semaine, M. Taillon n'était pas disponible pour livrer ses commentaires.
Outre ses démêlées avec Mme Marois, le député fait face à une fronde hautement médiatisée d'anciens organisateurs politiques de sa circonscription de la région de Québec.
Il a aussi causé un émoi certain la semaine dernière en admettant avoir songé à abandonner subitement son comté de Chauveau pour se présenter dans les complémentaires du mois de mai, en Outaouais.
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