
Voyages | Mardi 10 oct 2006 | 11:06Louisiane : berceau du jazz |
» Options
» Taille du texte
|
Dans quelques-uns des villages qu'elle compte, l'accent si savoureux de la Sagouine et de Zachary Richard orne toujours la parjure des descendants des Acadiens exilés. Quelques restaurants offrent repas et musique cajuns et le personnel en costume d'époque tente tant bien que mal d'afficher cette culture minoritaire, mais vivace.
La Louisiane, c'est surtout le fleuve Mississippi, qui a donné tant de misère à Cavelier de La Salle, tué dans les marécages par ses propres soldats. Quant aux bayous marécageux, ils constituent, avec leurs cyprès et saules, serpents et alligators, la jungle la plus spectaculaire! Et juste à côté, à Vacherie, la plus créole des plantations, où les maisons des esclaves témoignent d'un passé peu glorieux, tandis que la plus bourgeoise de toute la Oak Halley Plantation, déroule avec majesté son allée de vieux chênes.
La Nouvelle-Orléans est une belle ville qui exprime bien le deep South des États-Unis avec ses Acadiens, ses Créoles et ses Noirs d'origine africaine. Ces gens produisent un riche bouillon de culture avec leur métissage musical de negro spiritual, de jazz, de blues, de folk et de rigodons acadiens.
«En Louisiane, le français c'est un luxe peut-être, mais un luxe nécessaire», a déclaré en 1968 l'ancien sénateur James Domengeaux. Par une loi historique, la Louisiane est redevenue officiellement un État… bilingue, après que le français y a longtemps été interdit par les autorités gouvernementales.
Bref, il y a deux Louisiane : celle de la Nouvelle-Orléans, l'américaine, et celle de La Fayette et Saint-Martinville, la française, protégée par ses bayous. Des gens de partout dans le monde viennent pour visiter la Nouvelle-Orléans, fondée en 1718 par Le Moyne de Bienville et reconnue pour ses restaurants, ses spectacles de jazz et ses fêtes du Mardi gras.
Hélas, le brassage assimilateur des États-Unis pèse lourd face à la reconnaissance des diversités ethniques et culturelles, et les francophones de Louisiane vivent difficilement et courageusement leur particularité.
Sait-on que c'est en 1805 que Napoléon vendit la Louisiane aux États-Unis pour 15 millions de dollars? Ce contrat une fois signé, il fit cadeau au président américain de son fusil personnel.
| Aussi sur corusnouvelles.com | |
|
» La météo » La circulation » Des nouvelles à la carte » Les grandes entrevues » Fils RSS et baladodiffusion |
» Archives » Voyages » Ajouter ce site à vos favoris » Mettre ce site au démarrage |