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Malgré les révélations, le gouvernement ne bronche pas dans l'affaire Couillard

National | Jeudi 12 jun 2008 | 17:35

Malgré les révélations, le gouvernement ne bronche pas dans l'affaire Couillard

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Par Isabelle Rodrigue, LA PRESSE CANADIENNE

OTTAWA - Bien que la saga entourant l'affaire Julie Couillard ne cesse de prendre de l'ampleur au rythme des nouvelles révélations presque quotidiennes, le gouvernement de Stephen Harper semble avoir nullement l'intention de plier aux demandes répétées de l'opposition qui exige plus de transparence dans cette affaire.

Cette histoire, qui soulevait d'abord bien des questions sur la sécurité nationale et les précautions qu'aurait pris ou non le gouvernement, a maintenant un angle supplémentaire puisqu'il semble que Mme Couillard aurait pu tenter de tirer quelques ficelles en faveur d'une entreprise immobilière de Montréal qui souhaitait obtenir un contrat du fédéral.


Mme Couillard aurait été présentée au ministre démissionnaire Maxime Bernier dans un chic restaurant de Montréal, en avril 2007, par l'entremise de Philippe Morin, un dirigeant du groupe immobilier Kevlar, écrivait un journal quotidien.


A l'époque, Kevlar tentait d'obtenir un contrat de plusieurs millions $ du gouvernement fédéral pour construire un édifice à bureaux à Québec.


Mme Couillard, qui est agente immobilière, est affiliée à Kevlar depuis avril 2007.


La femme de 38 ans a commencé à fréquenter sérieusement l'ancien ministre des Affaires étrangères peu après cette première rencontre.


Un peu avant cet épisode, Mme Couillard a également eu une relation intime avec Bernard Côté, conseiller spécial du ministre des Travaux publics. M. Côté a dû démissionner, mardi, à cause de l'apparence de conflit d'intérêts puisque c'est Travaux publics qui est responsable de l'appel d'offres qui intéresse tant Kevlar.


Mais pour le gouvernement Harper, tous ces détails ne changent rien à l'affaire. Aux Communes, jeudi, le leader parlementaire du gouvernement, Peter Van Loan, accusait l'opposition de vouloir utiliser le comité parlementaire pour mener "de petites enquêtes sordides dans la vie privée d'individus".


Avant que ces détails récents ne soient connus, c'est la passé de Mme Couillard qui a suscité les premières interrogations. Jusqu'en 2005, elle aurait fréquenté trois individus reliés au monde des motards criminels, et a été mariée à l'un d'eux pendant une brève période.


Plus tôt cette semaine, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirmait en comité parlementaire qu'elle "connaissait" Mme Couillard avant que celle-ci ne fréquente l'ancien ministre Bernier. Ils n'ont jamais voulu confirmer, par contre, qu'une enquête était en cours ou encore si le bureau du Conseil privé avait été avisé.


En soirée, mercredi, le Conseil privé a cependant affirmé à quelques journalistes que la GRC ne l'a jamais contacté concernant des inquiétudes reliées à M. Bernier ou à sa relation avec Mme Couillard.

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