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Manifestations au Pérou un an après le tremblement de terre

International | Vendredi 15 aoû 2008 | 21:16

Manifestations au Pérou un an après le tremblement de terre

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Par Andrew Whalen , ASSOCIATED PRESS

LIMA, Pérou - Les Péruviens ont manifesté vendredi pour protester contre la lenteur des reconstructions, un an après un séisme de magnitude 8 qui avait fait des dizaines de milliers de sans-abris.

Le 15 août 2007, un tremblement de terre avait tué plus de 500 personnes et détruit 40.000 maisons sur la côte sud du Pérou. De nombreuses personnes y vivent toujours dans des conditions précaires, dans les tentes de secours fournies par le gouvernement, ou dans des constructions de fortune. Vendredi avait été décrété journée nationale de deuil.


À Pisco, une ville portuaire où plus de 11.000 maisons se sont effondrées, les manifestants ont fait du vacarme en frappant des casseroles, alors que plusieurs grèves avaient lieu simultanément dans les villes de Ica et Chincha pour demander au gouvernement d'accélérer la reconstruction, pour laquelle un budget de 382 millions de dollars (260 millions d'euros) est prévu.


La plupart des manifestations ont été paisibles, sauf près de Chincha sur l'autoroute panaméricaine, où la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule bloquant la circulation. Six personnes ont été arrêtées pour avoir jeté des pierres sur un véhicule de police, selon Julio Anton, un policier sur place.


Environ 30.000 familles ont reçu des aides de 2.045 dollars (1.391 euros) pour reconstruire de nouvelles résidences, et les demandes de 8.000 autres familles sont en attente, a indiqué mardi le président Alan Garcia, reconnaissant que le gouvernement n'avait pas fait assez.


Des maisons endommagées et des immeubles vides attendent la démolition, et les voisins continuent à espérer de l'aide, a témoigné une adolescente, Sara Ucharina Purre. "Quand votre nom est appelé, on vous dit de revenir le lendemain ou la semaine suivante, et l'argent n'arrive jamais", a-t-elle pu constater. Elle vit toujours dans des tentes à l'endroit même où son école s'est effondrée.


"À ce rythme-là, la reconstruction prendra 10 ans, et une génération de nos citoyens, nos enfants, seront élevées sans avoir les mêmes chances que les autres, parce qu'ils vivent dans des cabanes et n'ont nulle part où étudier", a commenté jeudi devant le Parlement le gouverneur Rumulo Triveno de la province d'Ica, frappée par le séisme.

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