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International | Jeudi 21 aoû 2008 | 13:30Ouverture de la conférence sur le climat d'Accra |
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Par Arthur Max, THE ASSOCIATED PRESS
ACCRA, Ghana - L'Afrique souffre déjà de "chocs climatiques", a mis en garde jeudi le président ghanéen John Kufuor, au premier jour d'une conférence climatique censée faire avancer les négociations sur l'accord devant remplacer le protocole de Kyoto, qui expire en 2012.Plus de 1.600 délégués issus de 160 pays sont réunis à Accra, la capitale du Ghana, pour une semaine de difficiles négociations visant à parvenir à ce nouveau traité, qui devra être rédigé l'année prochaine.
Ouvrant les débats, John Kufuor a expliqué que le Ghana avait connu des inondations et des sécheresses dévastatrices au cours des dernières, vérifiant, selon lui, les prévisions selon lesquelles l'Afrique sera le continent le plus touché par le réchauffement climatique planétaire.
"Il faut véritablement renforcer la capacité des pays, particulièrement en Afrique, à faire face à de tels chocs climatiques", a-t-il déclaré, ajoutant que plusieurs dizaines de milliards de dollars devaient parvenir chaque année aux pays les plus vulnérables pour y parvenir.
Dans le cadre du protocole de Kyoto, 37 pays industrialisés avaient accepté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% en dessous des niveaux de 1990 d'ici 2012. Mais les Etats-Unis, qui n'ont jamais ratifié le traité, avaient regretté que l'Inde et la Chine soient dispensées de toute obligation.
Le nouveau texte, qui devrait être baptisé "accord de Copenhague", où il doit être officiellement conclu, concentrera les efforts sur l'établissement de fonds et le transfert de technologie vers les pays en développement pour les aider à s'adapter aux changements climatiques, tout en développant leurs économies de manière écologique.
Les délégués ont jusqu'à décembre 2009 pour se mettre d'accord sur ce nouveau traité, dont l'objectif sera de réduire de moitié d'ici le milieu du XXIe siècle la quantité de CO2 rejetée dans l'atmosphère. Au moins deux années seront nécessaires pour obtenir sa ratification.
Yves de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur le changement climatique, a estimé jeudi qu'un projet de traité devait être prêt d'ici un an pour permettre aux négociations d'aboutir sur un accord en décembre 2009 à Copenhague. "Les négociations doivent s'accélérer et être plus concrètes si les gouvernements veulent respecter le calendrier qu'ils se sont fixé", a-t-il affirmé.
Les pays industrialisés doivent établir une série de règlements entourant leur réduction d'émissions de CO2, parmi lesquelles l'instauration d'un système international d'échange de quotas d'émission de dioxyde de carbone calqué sur celui en vigueur dans l'Union européenne depuis 2005.
Pour l'Afrique, un des principaux sujets de discussions de la conférence d'Accra sera la question d'éventuelles compensations pouvant être versées aux pays du continent afin pour mettre fin à la déforestation, qui contribue à hauteur de 20% aux émissions de CO2.
Le calendrier des discussions actuelles a été adopté lors de la conférence sur le climat de décembre dernier à Bali, en Indonésie. La réunion d'Accra est la troisième et au moins cinq autres sont prévues avant un accord l'an prochain à Copenhague, dont une dans trois mois à Poznan, en Pologne.
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