
Économie | Lundi 04 aoû 2008 | 18:14Le pétrole plonge de 4 $ US quand la menace d'Edouard s'éloigne |
» Options
» Taille du texte
|
Par Stevenson Jacobs, THE ASSOCIATED PRESS
NEW YORK - La Bourse de Toronto était fermée, lundi, en raison d'un congé férié, mais les places new-yorkaises ont enregistré des pertes modérées dans le cadre d'une séance en dents de scie essentiellement dominée par des craintes liées à l'inflation.Le cours du baril de pétrole a aussi reculé de près de 4 $ US, quand il a semblé que la tempête tropicale Edouard épargnera les infrastructures de production de pétrole et de gaz naturel dans le golfe du Mexique.
Le baril de pétrole a terminé la journée à 121,41 $ US, en recul de 3,69 $ US ou 2,9 pour cent. Il s'agit de son cours à la clôture le plus faible depuis le 5 mai. Le baril a maintenant perdu près de 20 pour cent de sa valeur depuis le sommet de 147,27 $ US atteint le 11 juillet.
Cette glissade a partiellement soulagé les craintes des investisseurs liées à l'inflation. Le département du Commerce des Etats-Unis avait précédemment indiqué qu'abstraction faite de l'énergie et des aliments, les prix ont progressé de 0,3 pour cent en juin, contre 0,2 pour cent en mai. Il s'agissait de la hausse mensuelle la plus importante depuis celle de 0,3 pour cent en septembre.
Le département du Commerce a aussi révélé que les dépenses des ménages ont chuté de 0,2 pour cent en juin.
A New York, la moyenne Dow Jones a perdu 42,17 points à 11 284,15, le Nasdaq 25,40 points à 2285,56 et le S&P 500 11,30 points à 1249,01.
L'once d'or a reculé de 8,90 $ US à 900,10 $ US.
Ce nouveau plongeon marqué du cours du pétrole est survenu après que les investisseurs eurent appris qu'Edouard, qui se dirige vers les côtes du Texas et de la Louisiane, ne causera vraisemblablement pas de dommages aux plateformes de forage qui se trouvent sur son chemin.
"Ca soulage une bonne partie de la pression sur le marché. On dirait qu'on vient d'éviter une autre balle", a dit l'analyste Phil Flynn, de la firme Alaron Trading.
Les prix à la pompe continuent aussi de reculer, reflétant la baisse de la demande engendrée par les prix élevés. Au Canada, selon le site GasBuddy.com, le prix moyen est de 1,31 $ le litre.
Aux Etats-Unis, un gallon d'essence se vend maintenant en moyenne 3,881 $ US, soit un peu plus de 1 $ US le litre. L'essence à la pompe a reculé de 5,6 pour cent depuis qu'elle a surpassé la marque des 4 $ US le 17 juillet, mais à ce jour, le prix à la pompe ne reflète pas la dégringolade du cours du baril.
Cela laisse croire que les stations-service sont encore aux prises avec de l'essence achetée quand les cours du brut étaient plus élevés.
"Elles ont encore de l'essence dispendieuse à écouler dans le système, donc elles hésitent à réduire leurs prix, a expliqué Jim Ritterbusch, le président de Ritterbusch and Associates. Les prix ne redescendent jamais aussi rapidement qu'ils remontent. Mais la principale préoccupation du marché du pétrole actuellement est le ralentissement de l'économie, et ces données au sujet des dépenses des ménages en sont une démonstration."
Edouard pourrait reprendre de la vigueur dans les eaux chaudes du golfe du Mexique et presque devenir un ouragan, disent les météorologues, mais cela n'inquiète pas les analystes.
"Il ne sera qu'une petite tempête tropicale, comparativement à ces monstres qui arrachent tout et font bondir les prix de l'essence", a indiqué dans une note la firme texane Tudor Pickering Holt & Co.
Le pétrole a aussi glissé alors que les investisseurs ont choisi de faire fi d'une augmentation des tensions entre l'Iran et l'Occident. Les Etats-Unis ont annoncé, lundi, que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que l'Allemagne, se sont entendus pour réclamer de nouvelles sanctions contre l'Iran relativement à son programme nucléaire, Téhéran n'ayant pas répondu dans les délais prescrits à une offre occidentale.
Cet événement survient deux jours après que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad eut déclaré que son pays ne renoncerait pas à ses "droits nucléaires", indiquant que l'Iran refusera de cesser d'enrichir de l'uranium ou, à tout le moins, de ne pas donner plus d'ampleur à son programme d'enrichissement.
"On craint une confrontation éventuelle", a dit l'analyste Victor Shum, de la firme Purvin & Gertz.
| Aussi sur corusnouvelles.com | |
|
» La météo » La circulation » Des nouvelles à la carte » Les grandes entrevues » Fils RSS et baladodiffusion |
» Archives » Voyages » Ajouter ce site à vos favoris » Mettre ce site au démarrage |