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Posséder un taxi dans les grandes villes canadiennes n'est pas une aubaine

Économie | Dimanche 02 mar 2008 | 16:21

Posséder un taxi dans les grandes villes canadiennes n'est pas une aubaine

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Par Peter Rakobowchuk, LA PRESSE CANADIENNE

MONTREAL - Posséder un taxi a déjà constitué une porte d'entrée abordable au milieu de la petite entreprise, mais ce n'est pas vraiment une aubaine de nos jours.

Les enchères libres afin de mettre la main sur les droits de taxi dans certaines des grandes villes canadiennes a déclenché une guerre des offres qui tient à l'écart du marché de nombreux nouveaux venus.

Les sommes nécessaires afin de se lancer dans l'industrie du taxi dans les villes canadiennes les plus importantes vont d'un sommet de 600 000 $ à Vancouver à la somme moins élevée, mais néanmoins difficile à assumer, de 150 000 $ à Toronto. Et il ne s'agit-là que du montant à débourser pour obtenir le permis.

A Montréal, un permis ne coûte pas moins de 220 000 $, en hausse de 18 000 $ par rapport à la somme qu'il fallait débourser il y a à peine 20 ans.

"Les gens prennent une deuxième hypothèque pour financer leur taxi", a indiqué Serge Masse, propriétaire de FinTaxi, entreprise montréalaise fondée afin de fournir des prêts aux chauffeurs ayant besoin de soutien financier pour se lancer dans le milieu.

L'importance de l'investissement n'assure même pas au chauffeur de taxi de s'enrichir.

"Leur salaire moyen est d'environ 35 000 $ par année, tout dépendant du nombre d'heures de travail", a indiqué M. Masse.

Chaque ville compte son propre système de permis de taxi, ce qui explique les écarts observés entre Montréal, Toronto et Vancouver.

Paul Teichroeb, inspecteur en chef des permis de taxi à Vancouver, a affirmé que les éventuels propriétaires devaient acheter des parts d'une entreprise de taxi pour détenir un permis et une voiture dans la ville.

"Les propriétaires feraient l'acquisition d'une part d'un détenteur actuel, et ils payent le prix dicté par le marché, a-t-il expliqué. Ils ont tendance à payer aux environs de 450 000 $, la somme pouvant atteindre jusqu'à 600 000 $."

M. Teichroeb a ajouté que les prix des permis de taxi à Vancouver étaient du même ordre que ceux en vigueur à New York, où il en coûte également quelque 600 000 $ pour se retrouver au volant d'un taxi.

M. Masse a indiqué que plusieurs des chauffeurs montréalais cherchant à obtenir le soutien de son entreprise étaient des immigrants, et qu'environ 25 pour cent étaient des professionnels diplômés.

"Environ la moitié de ma clientèle est haïtienne, un tiers est d'origine arabe et le reste est mélangé", a-t-il dit.

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