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Les producteurs de boeuf demandent à Ottawa de s'inspirer des États-Unis

Économie | Lundi 02 jun 2008 | 19:47

Les producteurs de boeuf demandent à Ottawa de s'inspirer des États-Unis

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Par John Cotter, LA PRESSE CANADIENNE

EDMONTON - L'industrie canadienne du boeuf souhaite qu'Ottawa modifie les interdictions mises en place pour éliminer la maladie de la vache folle afin que les producteurs du Canada puissent rivaliser avec leurs voisins du Sud.

En juillet dernier, le gouvernement fédéral avait interdit l'utilisation, dans la nourriture pour animaux et l'engrais, de "matériel à risque spécifié", comme la moelle épinière ou la cervelle de boeuf, qui pourrait être infecté par l'encéphalopathie spongiforme bovine.


Or en avril prochain, Washington mettra en place des règles beaucoup plus souples pour les producteurs américains.


L'Association canadienne des éleveurs de bovins demande maintenant à Ottawa d'harmoniser sa politique avec celle des Etats-Unis. Car si la Food and Drug Administration prévoit interdire elle aussi l'utilisation de cervelle et de moelle épinière de bovins de plus de 30 mois dans la nourriture pour animaux, la politique canadienne est encore plus exigeante. Elle interdit également l'utilisation de crânes, des yeux, des amygdales et de nerfs des bêtes de plus de 30 mois, de même que l'iléon distal des boeufs de tous âges.


La politique canadienne s'applique aussi à l'engrais, contrairement à celle des Etats-Unis.


Bien que l'Association canadienne des éleveurs de bovins n'ait pas de chiffres précis, elle estime que la politique coûte des millions par année aux producteurs canadiens, qui souffrent déjà du prix élevé de la nourriture pour le bétail et de la vigueur du dollar canadien.


Le directeur des relations internationales de l'association, John Masswohl, a déclaré que l'industrie du boeuf souhaite voir l'harmonisation de la politique canadienne d'ici trois ans. D'ici là, l'association demande au gouvernement fédéral une aide de 25 millions $ par année.


Selon M. Masswohl, le gouvernement Harper n'a pas encore répondu à la proposition d'harmonisation. Une rencontre est toutefois prévue à Ottawa plus tard cette semaine.


Les représentants du ministère fédéral de l'Agriculture et de l'Agence canadienne d'inspection des aliments n'étaient pas disponibles pour commenter lundi.

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