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Que veut Hillary? La vice-présidence, du respect et des dons

International | Mercredi 04 jun 2008 | 13:38

Que veut Hillary? La vice-présidence, du respect et des dons

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Par Ron Fournier, THE ASSOCIATED PRESS

WASHINGTON - Que veut Hillary Clinton? La sénatrice de New York, qui a refusé de s'avouer vaincue au soir de la victoire de Barack Obama dans la course à l'investiture, veut récolter des dons pour effacer ses dettes de campagne mais elle convoiterait aussi la vice-présidence et un rôle de premier plan à la Convention nationale démocrate qui se réunira fin août.

"Beaucoup de gens se demandent: 'que veut Hillary?'", a déclaré la candidate mardi soir dans l'Etat de New York devant une foule de supporters. "Je veux ce pour quoi je me suis toujours battue: je veux que les quelque 18 millions de personnes qui ont voté pour moi soient respectées et entendues."

"Cela a été une longue campagne et je ne prendrai pas de décision ce soir", a-t-elle précisé, appelant à la patience un parti en mal d'unité. "Dans les prochains jours, je vais consulter mes partisans et les dirigeants du parti."

Elle a rappelé à ses supporters qu'elle voulait la fin de la guerre en Irak, une couverture médicale universelle et une économie plus vigoureuse. Mais l'ancienne First Lady garde également en tête ses intérêts propres.

Elle a refusé de jeter l'éponge mardi car elle veut continuer à peser sur la course à la Maison Blanche, déclarent ses conseillers en privé. Elle lorgne la place de numéro deux sur le ticket démocrate pour la présidentielle, un rôle majeur à la Convention du parti (25-28 août) et peut-être d'autres avantages.

La sénatrice de New York a déclaré à des collègues parlementaires mardi après-midi qu'elle était ouverte à la possibilité d'être candidate à la vice-présidence comme co-listière de Barack Obama. Une sorte de lot de consolation pour celle qui avait lancé sa campagne il y a 17 mois avec le statut de grand favori de la course à l'investiture démocrate.

Mme Clinton, dont l'électorat est plus "blanc", populaire et âgé que celui de M. Obama, a assuré mardi soir vouloir "unir" le parti pour "reprendre la Maison Blanche en novembre". De louables intentions, mais l'ancienne Première dame n'a pas dit quand ni comment elle comptait s'y prendre. Elle a aussi promis de se battre pour une couverture santé universelle "sans exception" -une critique à peine voilée du projet moins ambitieux de Barack Obama en matière d'assurance-maladie.

Hillary Clinton a perdu d'une courte tête le marathon des primaires après avoir reçu près de 20 millions de voix, notamment dans les plus gros Etats du pays, et personne ne peut contester sa connaissance des grands dossiers ni sa ténacité.

Dans son discours de victoire, Barack Obama a rendu un hommage appuyé à sa rivale, saluant "sa force, son courage et son engagement". S'il l'a empêchée, au moins pour cette fois, de disputer l'élection présidentielle, il peut en revanche lui accorder tout le respect auquel elle aspire.

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