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Taillon prouve qu'il avait un bon jugement en agissant ainsi, selon Dumont

National | Jeudi 10 avr 2008 | 16:17

Taillon prouve qu'il avait un bon jugement en agissant ainsi, selon Dumont

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Par Lia Lévesque, LA PRESSE CANADIENNE

MONTREAL - Le chef de l'Action démocratique Mario Dumont continue de se porter à la défense du député Gilles Taillon, numéro deux du parti, affirmant qu'il a démontré son "bon jugement" en voulant se débarrasser de gens dans son organisation en qui il n'avait pas confiance.

M. Dumont affirme qu'il ne veut même pas savoir ce que M. Taillon a pu dire, dans un enregistrement réalisé à son insu, pour se débarrasser d'un organisateur avec lequel il ne souhaitait pas travailler.

"Ce qu'il a pu dire pour se débarrasser d'un organisateur un petit peu compliqué, qui, d'ailleurs, d'une façon non volontaire a enregistré une conversation, ça ne m'intéresse pas tellement", a lancé M. Dumont.

Le chef de l'ADQ a fait ces commentaires, jeudi, lorsqu'il a rencontré la presse après avoir visité une usine à Montréal-Est, en compagnie de sa candidate aux élections complémentaires dans Pointe-aux-Trembles, Diane Bellemare.

"Gilles Taillon, il a tout notre appui. Si on comprend quelque chose de tous ces événements, c'est que Gilles Taillon a fait preuve de bon jugement de ne pas s'entourer de ces personnages qui moi, ne m'apparaissent pas, dans leur façon d'agir, correspondre au genre de valeurs qu'on a", a-t-il ajouté.

M. Taillon est au centre d'une controverse parce que des membres de son organisation locale, dans Chauveau, ont critiqué sa gestion, l'accusant de manquer de respect envers les bénévoles. Celui-ci a riposté en laissant entendre qu'il s'agissait là de gens amers de n'avoir pu décrocher un emploi dans son bureau de comté.

Mercredi, l'un d'entre eux a dévoilé l'enregistrement d'une conversation de M. Taillon, réalisé à son insu, laissant entendre selon lui que M. Taillon voulait que sa femme soit embauchée comme attachée de presse. Dans cet enregistrement, M. Taillon affirme "ma femme est excellente comme attachée de presse".

Or M. Taillon avait nié, en entrevue, avoir suggéré l'embauche de sa femme, affirmant qu'il avait été le premier à dire qu'il ne fallait pas mêler famille et travail.

Interrogé à ce sujet, M. Dumont n'y a pas vu de contradiction. "La version qu'il nous a donnée devant tous les témoins, tous les députés au caucus, ce qu'il m'a dit à moi, au journaliste de Radio-Canada, c'est une version absolument cohérente des faits", a-t-il tranché.

Le chef de l'ADQ a laissé entendre qu'il se satisfaisait des explications reçues.

"Ce que j'ai vu, c'est que Gilles Taillon, ce qu'il a dit à un journaliste de Radio-Canada, ce qu'il a dit au caucus, ce qu'il a dit à moi personnellement c'est la même version. Ce qu'il a pu dire pour se débarrasser de quelqu'un qui est devenu un peu compliqué, ça c'est un autre problème. Moi, en ce qui me concerne, la version des faits qu'il a fournie, ce qu'il a dit au caucus, ce qu'il a dit à Radio-Canada, ce qu'il m'a dit à moi, c'est une version unique des faits."

Il en exprime même de l'admiration pour M. Taillon. "Il a prouvé, lui, qu'il se tenait debout, qu'il n'était pas au service, qu'il n'y a pas deux ou trois organisateurs qui allaient le faire chanter."

"Un député, Gilles Taillon comme les autres, est redevable non pas à deux, trois organisateurs puis à leurs ambitions personnelles, il est redevable à toute une population. Et quand il choisit d'organiser son bureau de comté et de s'entourer de gens, il doit s'entourer de gens pour le bien-être de l'ensemble de la population, et non pas pour la récompense à deux ou trois organisateurs", a conclu fermement M. Dumont.

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